Gabon/Litige/Foncier /les habitants de Marseille II : « Trop, c’est trop »

Les habitants de Marseille 2, Akanda, le 10 août 2017 | Crédit photo : Afrique Review | Dimitri Ondo

Les habitants de Marseille 2 déclarent encore une nouvelle fois la guerre à l’entreprise Kabi PTP de M. Michel Tomi, un homme affaire corse qui vive au Gabon. Michel Tomi veut expulser, les populations de Marseille 2 de la parcelle YE8, Située dans le deuxième arrondissement, de la commune d’Akanda, une situation que les Akandaise et Akandais ne peuvent concevoir. Les populations de Marseille 2, se sont trouvées chez le chef de quartier ce 10 août 2017 pour mener une nouvelle fois des actions pour défendre « leur » droit foncier.

Pour le représentant du chef de quartier en déplacement, Mihindou Christian, « les populations veulent le développement, mais un développement sans eux, ils le refusent, leur déguerpir pour venir récupérer leur terrain, les populations dise non, ils ont un droit, ils sont nés ici dans la terre de leurs ancêtres ».

Quant aux président du collectif des habitants de Marseille II, Denis Andoung Zolo réagi, « Nous demandons qu’on nous foute la paix, nous demandons que l’on nous laisse tranquille, parce que nous avons les documents qui ont été donnés par l’ANUTTC, le conseiller de l’habitat de monsieur le vice Premier ministre, Bruno Ben Moubamba, nous a fait comprendre que c’est la faute de l’ANUTTC, parce qu’il on travailler de manière unilatérale, ’ils n’ont pas été associés, D’où un autre problème, mais si l’ANUTTC a fait une erreur qu’elle assume pourquoi les populations doivent assumer ces erreurs ».

Denis Andoung ajoute que « Nous assumeront nos responsabilités, nous ne sommes pas les bandits, en train d’aller barré la route, en train d’aller casé, nous revendiquons simplement nos droits, nous ne faisons pas de la politique, je reprécise que nous revendiquons nos droits, parce qu’ici, c’est chez nous »
« Je dis bien, pour nos droits, nous interpellons les pouvoir publics, nous interpellons le président de la république afin qu’ils prennent cette affaire à bras-le-corps afin que les citoyens que nous sommes puisse rentrer dans nos droits ».
Que Kabi BTP, monsieur Michel Tomi et monsieur Mabena, nous laisse tranquille, nous disons trop, c’est trop