Gabon : comment Ali Bongo a dispersé l’opposition?

Michel Menga M’Essone, Moukagni Iwangou, prête serment, Ali Bongo Ondimba | Montage photo Afrique Review

Deux ans après sa réélection, fortement contesté par Jean Ping, Ali Bongo paraît, plus que jamais, le maître du jeu politique gabonais. Sa force : une opposition divisée qu’il n’a pas eu trop de peine à fragiliser davantage.

Election Toujours contesté, jamais mis hors du pouvoir. Ali Bongo, bientôt 2 ans après sa réélection et une opposition fracassés à double vitesse.

Beaucoup le voyaient comme coincé dans les cordes du ring sans pitié de la politique prêt a cédé le palais du bord de mer. Mais, le « fils d’Omar Bongo » n’a pas jeté l’éponge pour autant.

Ni les pressions internationales de l’UA et UE, ni les manifestations de l’opposition exigeant son départ au lendemain du 27 août 2016 ont été effectif.

Au contraire. La politique de la carotte et du bâton que le chef de l’État gabonais a mis en place depuis sa réélection continue de portée des fruits: promesses de postes ministériels à ceux qui acceptent de jouer le jeu et répression garantie à ceux qui boudent.

Le fils du sage et homme de paix Omar Bongo a compris qu’il faut partager pour mieux régné. Après le dialogue politique d’Angondjé, le chef de l’État attire de plus en plus dans la gestion du pays, l’une après l’autre, des figures de l’opposition, notamment. René Ndemezo’o Obiang de Democratie Nouvelle (DN), Estelle Ondo de l’Union National (UN), Pierre Claver Maganga Moussavou du Parti Social Démocrate(PSD), Michel Menga M’Essono d’Héritage et modernité (RHM), Mathieu Mboumba Nziengui de l’Union du Peuple Gabonais (UPG), Jean De Dieu Moukagni Iwangou de l’Union et solidarité (US), etc…

L’ombre du dispersement

Qui eût cru qu’en 2016, l’ancien directeur de campagne de Jean Ping a répondu « oui » à l’appel au dialogue lancé par le président Bongo. Une volte-face plutôt mal vue dans les rangs des partisans de Jean Ping. Mardi 25 octobre, René Ndemezo’o Obiang a expliqué les raisons de son choix. « L’élection présidentielle est terminée. Je ne crois pas à une troisième ou quatrième mi-temps », a martelé René Ndemezo’o Obiang. Quelque mois plus tard participa au Dialogue politique du pouvoir et fut nommé président du Conseil Economique et Social (CNC).

Tout comme Ndemezo’o Obiang, Pierre-Claver Maganga Moussavou accepte de prendre part au dialogue politique initié par Ali Bongo, visaient un but commun : le renforcement de la démocratie au Gabon. Et parmi les principaux changements attendus par les deux,  la limitation du nombre de mandats du président de la République et la place occupée par ce dernier au Conseil supérieur de la magistrature.

Aujourd‘hui d’autres poids lourd ont abouté le pas, Moukagni et Michel Menga M’Essone, suivent bel et bien rejoint le gouvernement.

La Coalition pour la nouvelle République (CNR) rangé dernière Jean Ping est-elle en passe d’éclater ? Des membres de ce groupe politique ne cachent plus leur impatience, estimant que rien n’évolue depuis la présidentielle d’août 2016. L’Union nationale, travaillent actuellement sur le dossier dit “Elections législatives”, ne cachant pas leur intention d’y prendre part.

Par ailleurs Jean Ping et ses soutiens continu de boudé la réélection d’Ali Bongo  et disent niet à toute éventualité du système Ali Bongo.