Conférence de presse du porte-parole de la présidence : Les actions prioritaires du chef de l’Etat

Ce point presse se décomposera de la manière suivante :
Un, il est important de revenir sur les récentes activités de
SEM le Président de la République, Chef de l’Etat, Ali
Bongo Ondimba, fin février ;
Deux, il est utile de rappeler quelles sont les priorités
d’actions assignées par le chef de l’Etat au Premier ministre
et au gouvernement ;
Trois, il est nécessaire de rappeler la très forte exigence de
résultats de la part du Président de la République et de
repréciser la méthode utilisée pour atteindre ces résultats.
Nous pourrons alors passer aux traditionnelles questions-
réponses.

Je vous propose donc un flashback, comme on dit en bon
français, pour démarrer. Fin février, SE le Président de la

République, M. Ali Bongo Ondimba, était de retour à Libreville où un programme particulièrement chargé l’attendait.
Le chef de l’Etat a notamment rencontré longuement l’état-
major des forces de défense et de sécurité pour réaffirmer sa
volonté d’autorité. Un élément important, alors que l’on vient de
changer de ministre de la Défense. Il a également rencontré
certains présidents d’institutions Constitutionnelles : le président
du Sénat, le président de l’Assemblée nationale et le président de la Cour constitutionnelle. Tout cela le lundi 25 février. Ce même
jour, cela ne vous a pas échappé, le chef de l’Etat a improvisé un
bain de foule à plusieurs endroits de Libreville. On a pu voir à
cette occasion l’effervescence, la joie, disons-le, l’émotion – de
nos compatriotes qui ont acclamé le chef de l’Etat.
Le lendemain, celui-ci a présidé un conseil des ministres
important, dont vous avez tous lu, je n’en doute pas, le compte-
rendu. Un compte rendu plus long qu’à l’accoutumée avec de
nombreuses orientations débattues, des textes adoptés
(notamment le projet de loi portant réforme du Code des
Hydrocarbures, sur l’exploitation des forêts ou encore sur le
Tourisme), ainsi que de très nombreuses nominations (j’y
reviendrais) et autres décisions, à l’instar de la suppression de
certains services publics personnalisés. Quand une institution ne présente plus d’intérêt manifeste pour la collectivité, il convient
de la supprimer. C’est de bonne politique et de bonne gestion.
Une parenthèse avant de passer au point suivant : s’il y a pu y
avoir en fin d’année dernière des inquiétudes de certains quant
au déroulement de notre vie institutionnelle, celles-ci ont depuis été levées. Et pour cause, l’ensemble de nos institutions sont en place. Tant du côté de l’Exécutif, à l’échelle nationale (avec un nouveau gouvernement nommé en janvier) comme à l’échelon local (avec l’élection des maires et des conseils départementaux début février), que du côté du Législatif (avec la mise en place de l’Assemblée nationale et l’entame courant février de la 13ème législature).

Passons maintenant au point 2, si vous le voulez bien : les
attentes du chef de l’Etat, notamment vis-à-vis du
gouvernement, en matière d’action publique en 2019.
Schématiquement, on peut résumer celles-ci en trois points :
– Tout d’abord, le chef de l’Etat attend que les réformes
structurelles inédites, décidées en 2018 soient mises en œuvre
jusqu’au bout afin de leur permettre de produire leurs pleins effets. C’est le cas de la réforme de l’Etat avec notamment la réduction des dépenses publiques de fonctionnement, du nombre de fonctionnaires et du train de vie de l’Etat. C’est le cas également de la réforme de l’équilibre des comptes publics, consécutives aux travaux de la Task force sur les finances publiques (outre la réduction des dépenses de fonctionnement, cette réforme, je vous le rappelle, s’attache à améliorer le recouvrement des recettes publiques et à réduire notre endettement). C’est le cas enfin, sans prétendre être exhaustif, de la réforme de l’Education et de la formation (consécutive aux travaux de la Task force sur l’éducation qui ont mis l’accent sur l’employabilité, autrement dit sur la nécessité d’une meilleure corrélation entre la formation dispensée et les besoins réels sur le marché du travail gabonais).

– Ensuite, le chef de l’Etat insiste sur la mise en œuvre de
politiques publiques susceptibles d’accompagner le retour de la
croissance cette année au Gabon. Dans son esprit, cela passe
notamment par le fait de poursuivre notre stratégie de
diversification sectorielle (via notamment l’agriculture, le
tourisme, l’économie, la digitale économie etc.) et de favoriser la
création d’entreprises ou l’auto-emploi. C’est aussi une manière
d’honorer notre parole vis-à-vis des institutions financières
internationales qui, en contrepartie de la mise en œuvre du Plan de relance économique, le PRE, nous ont soutenu ces dernières années, à l’instar du FMI et de la Banque mondiale.

– Enfin, SEM le Président, M. Ali Bongo Ondimba, souhaite que
les Gabonais perçoivent les dividendes des efforts entrepris par eux ces derniers mois. D’où la priorité donnée en 2019 au volet social, notamment en ce qui concerne la solidarité (retraite,
assurance-maladie), mais aussi tout ce qui concerne, on l’a vu,
l’éducation, la santé, etc. Mais s’il devait y avoir une archi-priorité
cette année, dans l’esprit du Président, c’est clairement l’emploi.

L’emploi qui conditionne l’insertion dans une société et offre des garanties de vie décente. Le Président de la République entend impulser une dynamique sur ce plan: augmenter le nombre d’emplois créés chaque année dans le secteur privé afin que
celui-ci excède le nombre de personnes qui, chaque année,
arrivent sur le marché du travail, voilà déjà une première
ambition à réaliser.

Voilà en ce qui concerne le fond. Voyons maintenant la forme,
autrement dit la méthode. C’est là où se trouve peut-être les
principaux points de rupture avec les périodes précédentes. Ici

aussi, pour être synthétiques, je résumerais les choses en 4
points :
– Tout d’abord, l’esprit d’effectivité. Là où hier, certains
pouvaient se contenter de discours, désormais, ce sont les actes qui comptent. Les choses promises doivent être réalisées.
– Ensuite, l’esprit de suivi. Il s’agit d’aller jusqu’au bout des
réformes à partir du moment où elles ont été décidées et votées.
D’où ce que j’ai dit tout à l’heure au sujet de la réforme de l’Etat,
des finances publiques et de l’Education.

– Également, la culture de l’évaluation. Il faut régulièrement
mesurer l’efficacité de ce que l’on entreprend. Si cela porte ses
fruits, on continue. Si ça n’est pas le cas, on révise le tir (comme
il a été fait lors du dernier conseil des ministres avec la suppression de certaines structures devenues redondantes ou inopérantes).
– Enfin, et c’est le point fondamental, la culture du résultat.

Le Président veut des résultats. Il veut que l’action publique soit
efficace. Que les grands agrégats économiques évoluent positivement certes. Mais surtout que les Gabonais, dans leur
quotidien, ressentent le changement.

Cette exigence de résultat de la part du Président de la
République est absolue. Elle vaut pour l’ensemble des 36 membres du gouvernement. Elle vaut également pour les hauts
fonctionnaires, qu’ils soient à la tête des administrations
centrales, des entreprises publiques ou des agences de l’Etat.

Il est un point sur lequel le Président de la République insiste régulièrement. Personne, qu’elle qu’il soit, n’est favorisé,
personne n’est protégé. Pour être nommé à un poste ou pour le
garder, que vous soyez ministre, conseiller, directeur général,
etc., votre seule protection, c’est le travail et les résultats que
vous obtenez grâce à votre engagement au service des Gabonais.

Le reste ne compte pas. C’est à cette aune qu’il vous faut
notamment lire les départs et les nominations intervenus lors du
conseil des ministres.