Braconnage et trafic des espèces protégées : les verdicts pour les malfrats à l’intérieur du pays

Les trafiquants et braconniers mis aux arrêts depuis près de neuf mois ont connu l’épilogue des procédures de justice engagées après leurs interpellations. Pour l’essentiel, la peine maximale de six mois a été appliquée et de nombreuses amendes ont été infligées dans le but de dissuader les délinquants qui sont susceptibles de pratiquer la récidive une fois sortis de prisons.

Le round up des tribunaux permet de mesurer aussi l’engagement de la Justice dans la lutte contre les trafics et braconnages sur les espèces intégralement protégées.

A Tchibanga, pour commencer, il faut se souvenir que Benjamin Bansé, burkinabé, Jean-Félix Mouity et Rodrigue Mihindou, Gabonais, ont été condamnés à 6 mois de prison plus 500.000 CFA d’amende chacun pour chasse, détention, transport et commercialisation des trophées d’espèces intégralement protégées. En outre ils devront payer solidairement la somme de 10.000.000 de CFA au compte de dommages et. Étant donné qu’ils avaient déjà fait 6 mois en détention. La main levée du mandat de dépôt a été prononcée. Ils sont donc libres et attendus pour le paiement des 10 millions. Quant à Chinedu Amos, Malonda Donatien et Bakita Dembelé arrêtés le 03 mars 2018 en possession de 12 pointes d’ivoire et 22 morceaux du précieux produit, le tribunal de Tchibanga a prononcé la sentence de 6 mois de prison plus 100.000 CFA d‘amende pour chasse et détention de trophées d’espèces intégralement protégées. En outre 10.000.000 CFA de dommages intérêts a payer solidairement a l’État.

A Mouila, dans le sud du Gabon toujours, une seule affaire a été jugée. Sieur MANFOU-MA-IBOUANGUE arrêté le 06 mai 2018 avec deux pointes d’ivoire, vingt-six poils d’éléphant et deux dents de panthère. Il a été reconnu coupable de détention, transport et tentative de commercialisation de trophées d’espèces intégralement protégées, il a été condamné a 3 mois dont un assorti de sursis 25.000 CFA d’amende plus 50.000 CFA de dommages-intérêts à payer la État. A main levée de son mandat de dépôt à été prononcée.

A Makokou, plusieurs affaires étaient attendues. D’abord celle concernant Eboth Joli, Egouanebe Dieudonné et Malonda Bindza Arnaud, arrêtés le 18 octobre 2017 pour détention, transport et commercialisation de trophées d’une espèce intégralement protégée à savoir 11 pointes et 2 morceaux d’ivoire d’éléphant. Eboth Joli a été déclaré coupable des délits de détention et transport des pointes d’ivoir. Il a pris six mois de prison et à 100 mille CFA d’amendes. Egouanebe Dieudonné a été déclaré coupable des délits de transport et tentative de commercialisation des pointes d’ivoire. Il a pris six mois d’emprisonnement et à 100 mille CFA d’amendes. Quant à Malonda Bindza Arnaud, il a été déclaré coupable des délits de transport et de complicité de tentative de commercialisation des pointes d’ivoire. Ila été condamné à six mois d’emprisonnement et à 100 mille d’amendes. Le tribunal les a condamné aux entiers dépends avant  d’ordonner la main levée des mandats de dépôts discernés à leur encontre le 24 Octobre 2017.

A Makokou toujours, Mahamat Saleh et Lucien Kangala, arrêtés le 13 décembre 2017 pour détention, transport et commercialisation de trophées d’une espèce intégralement protégée ont été jugés. Kangala Lucien a été déclaré coupable des délits de chasse d’espèces intégralement protégées (02 éléphants) et tentative de commercialisation de deux pointes d’ivoire ; le condamne à six mois d’emprisonnement et à 100 mille d’amendes. Mahamat Saleh a été délcaré coupable du délit complicité de commercialisation des pointes d’ivoire. Le condamné à six mois d’emprisonnement et à 100 mille  plus les dépends. Le tribunal a ordonné main levée des mandats discernés contre eux le 15 Décembre 2018.

Dans l’affaire concernant les dénommés Mbela, Ekouakandou, Aruna et Doht, arrêtés le 14 octobre 2017 pour détention, transport et commercialisation de trophées d’une espèce intégralement protégée (2 pointes et 6 morceaux d’ivoire), le tribunal a déclaré coupable tous les complices pour les délits de chasse d’une espèce intégralement protégée (éléphant) et de tentative de commercialisation des pointes d’ivoires. Ainsi, André Jessy Mbela coupable, Blaise Ekouakandou, Aruna Touré et Ndo Thierryont été condamnés à six mois d’emprisonnement et à des amendes de 100 mille francs chacun.

Akono Jean-Benoît, Nolo Bernard, Mouamouélé Landry, arrêtés le 10 décembre 2017 pour détention, transport et tentative de commercialisation  d’une espèce intégralement protégée (éléphant) ont été condamnés à six mois d’emprisonnement et à 100 mille amendes chacun.

A Koulamoutou, Oumsaoré Noufou et Henri Mouniangui ont été reconnus coupables du délit de  commercialisation de trophées d’une espèce intégralement protégée mais aussi des délits de détention illégale d’arme à feu et de défaut de carte de séjour. Le burkinabé Oumasoré Noufou a été condamné à un an de prison ferme et à payer une amende de 180 000 F.  Son complice Henri Mouniangui quant à lui a écopé de six mois de prison ferme. Il doit payer une amende de 100 000 F.

Dans l’affaire concernant le dénommé Prince Ongoto, le trafiquant a été reconnu coupable du délit de commercialisation de trophées d’une espèce intégralement protégée (pointes d’ivoire). Il  a été condamné à six mois de prison ferme, à payer une amende de 200 000 F et  à s’acquitter d’une somme 500 000 F au titre de dommages et intérêts à verser à l’Etat.

Diawara Hame, Korokosse Ibrahima et Traoré Macancira ont été reconnus coupable du délit de commercialisation de trophées d’une espèce intégralement protégée. Ils ont été condamnés à six mois de prison ferme et à payer une amende de 500 000 F. En outre ils ont été condamnés à payer à l’Etat au titre des dommages et intérêts la somme de 5 000 000 F. Le tribunal a ordonné la confiscation des téléphones liées de la procédure et décidé de la restitution des pointes d’ivoire à l’administration des Eaux et Forêts du Haut-Ogooué. En ce qui concerne Korokosse Gagny, il a été reconnu coupable de tentative de corruption et condamné à un an de prison ferme. Il devra payer une amende de 50 000 F. Mohamed Kokari et Hugues Nkongo ont été reconnus coupable du délit de commercialisation de trophées d’une espèce intégralement protégée. Ils ont été condamnés à six mois de prison ferme et à payer une amende de 250 000 F chacun. L’administration n’étant pas présente à l’audience, le tribunal ne s’est pas prononcé sur les D. I.

A Oyem, trois affaires ont particulièrement retenu l’attention du Tribunal. D’abord, Serge Nzamba Mouélé, pris en flagrant délit de détention et commercialisation de deux pointes d’ivoires à Mitzic le 11 avril 2018 par les agents de la brigade centre et du cantonnement des Eaux et Forêts appuyés par les juristes de CJ a été déclaré non coupable de l’infraction de commercialisation mais coupable de détention et transport des trophées des espèces intégralement protégées. En répression, il est condamné à trois mois de prison, à 100 000 CFA d’amende et à payer à la partie civile 1.000.000 de dommages et intérêts.

Ensuite, Sissoko Biram et Cissé Mamadou, arrêtés le 11 avril à l’hôtel bel air de Mitzic pour détention et commercialisation de quatre pointes d’ivoires par les mêmes unités ont été déclarés non coupables de l’infraction de commercialisation mais coupables de détention et transport des trophées des espèces intégralement protégées. En répression, ils ont été condamnés à trois mois de prison, respectivement à 100 000 CFA d’amende et à payer respectivement à la partie civile 1.000.000 de dommages-intérêts

Enfin, Ekazam Jean François déclaré non coupable de l’infraction de commercialisation mais coupable de détention et transport des trophées des espèces intégralement protégéesa été condamné à trois mois de prison, à 100.000 CFA d’amende et à payer à la partie civile 1.000.000 CFA de dommages-intérêts. Il avait été arrêté à Mitzic le 5 juin 2018 pour détention et commercialisation de quatre pointes d’ivoire par les mêmes unités.