CEMAC : Vers le renforcement de la compétitivité industrielle

Un atelier sous régional de lancement du programme de mise à niveau et de renforcement de la compétitivité des entreprises industrielles de l’Afrique centrale a eu lieu récemment dans la capitale gabonaise.

Ouvrant les travaux de cet atelier, le premier ministre gabonais, Daniel Ona Ondo a souhaité que la réalisation de ce programme apporte plus d’intégration dans la sous-région, en facilitant les échanges commerciaux intercommunautaires et en servant d’appui aux industries de transformation du bois ou des produits miniers, de l’agro-industrie, des pêcheries, des entreprises déployant leurs activités dans le tourisme, l’éducation, la santé, les services aux entreprises, les télécommunications et les systèmes d’information ou encore les travaux publics ou les transports. Il a souhaité également que ce programme vienne en complément des différentes actions déjà engagées pour donner aux entreprises de la sous-région d’Afrique centrale, un environnement administratif et juridique attractif.

La réalisation de ce programme régional qui se fera avec l’appui technique de l’organisation des Nations Unies pour le développement, en partenariat avec la commission de la communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale, devrait à terme permettre aux entreprises d’avoir une plus grande compétitivité industrielle, une hausse de la production et de la valeur ajoutée, une remontée dans la chaine de valeur des industries, une diversification des exportations et un accroissement significatif de l’emploi industriel direct et indirect.

‘’L’union européenne manifeste une nouvelle fois son appui à la région d’Afrique centrale en soutenant un processus qui n’a pas pour seul objectif la conquête des marchés internationaux, mais aussi la diversification des économies, l’appui au développement du secteur privé, la génération d’emplois, la promotion des exportations et des investissements et par là même, la lutte contre la pauvreté. En effet, le développement du secteur productif, qu’il soit public ou privé, en tant que moteur de la croissance économique, est une des clés de voûte du développement de la région et de ses populations’’, a déclaré pour sa part Jean Eric Holzapfel, chargé d’affaires à la délégation de l’Union Européenne à Libreville.

Le directeur général de l’industrie et de la compétitivité, Georges Mba Ndong a remercié les partenaires au développement, notamment l’Union Européenne pour le financement de ce programme, l’organisation des Nations Unies pour le développement industriel, la communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale et la communauté économique des Etats de l’Afrique centrale, pour l’appui technique et l’accompagnement dans la mise en œuvre de ce programme.

La région d’Afrique centrale est réputée riche en ressources naturelle avec une situation macroéconomique satisfaisante et un taux de croissance moyen autour de 5% depuis une décennie. Le niveau d’industrialisation est relativement faible dans la sous-région. Il est de l’ordre de 8% du produit intérieur brut total. Des échanges extérieurs de l’ordre de 125 millions de dollars de recettes d’exportations en 2014 sont relativement importants, avec une prédominance des matières premières. Le commerce régional représente à peine 1,5% des échanges. Ce qui fait de l’Afrique centrale la région la moins intégrée du continent, selon des sources proches du secrétariat de la CEEAC.